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Ce nouvel implant pourrait restaurer la vue des malvoyants

Les scientifiques ont créé un implant qui stimule le nerf optique et pourrait restaurer la vue des malvoyants

Les scientifiques ont créé un implant qui stimule le nerf optique et pourrait restaurer la vue des malvoyants

Des chercheurs de l’école polytechnique fédérale de Lausanne ont développé un implant pour les malvoyants capable d’envoyer des images directement au nerf optique, sans passer par l’œil. Après des tests encourageants réalisés sur des lapins, les résultats ont été publiés dans la revue Nature Biomedical Engineering. « Nous pensons que la stimulation intraneurale peut fournir une solution efficace pour concevoir des dispositifs neuro-prosthétiques qui restaurent les fonctions sensorielles et motrices. Le potentiel de cette approche est extrêmement prometteur », explique Silvestro Micera, spécialisé en neuro-ingénierie, à l’école polytechnique fédérale de Lausanne, dans un communiqué.
Concrètement, les scientifiques ont mis au point un réseau de 12 électrodes, appelé OpticSELINE. Pour évaluer son efficacité, ils ont délivré un courant électrique au nerf optique et mesuré l’activité cérébrale du cortex visuel. L’étape suivante : créer un algorithme afin de décoder les signaux issus du cerveau. Ces expérimentations ont montré que chaque électrode induit un modèle unique et spécifique d’activation corticale.
Essais cliniques nécessaires

Grâce à la technologie OpticSELINE, de 48 à 60 électrodes pourraient potentiellement être implantés. Ces données ne suffiraient pas à restaurer entièrement la vision des malvoyants, mais pourraient les aider à améliorer leur vie au quotidien. « Pour l’instant, nous savons que la stimulation intraneurale peut potentiellement fournir des motifs visuels informatifs. Mais pour les affiner, nous aurons besoin du retour des patients pendant de futurs essais cliniques. D’un point de vue purement technique, nous pourrions procéder à ces essais dès demain », conclut Silvestro Micera.

Première greffe de cornée artificielle réussie

Japon : première greffe de cornée artificielle avec des cellules iPS.

Japon : première greffe de cornée artificielle avec des cellules iPS.

L’équipe du professeur japonais Koji Nishida de l’université d’Osaka a procédé à la première greffe de tissus cornéens artificiels. Ces derniers sont obtenus avec des cellules souches pluripotentes induites (iPS)*, autrement dit générées en laboratoire à partir de cellules somatiques et qui ont le potentiel de se différencier en n'importe quelle cellule du corps humain.

Alternative à la greffe de cornée

Cette greffe consiste à transplanter des couches de tissu cornéen de 0,05 mm d’épaisseur, ce qui présente moins de risques de rejets immunitaires que dans le cas d'une greffe classique et en fait une alternative intéressante pour les patients souffrant de maladies cornéennes.

Une première patiente

Une femme âgée d’une quarantaine d’années, souffrant d'un déficit en cellules souches épithéliales de la cornée, a pu bénéficier en juillet de cette technologie. Elle a reçu une greffe de 3 à 4 millions de cellules cornéennes, soit environ la quantité de cellules cornéennes d'une personne en bonne santé. Selon l’équipe médicale, « elle a quitté l’hôpital un mois après, sans qu’aucun problème n’ait été détecté à ce jour », et reste sous surveillance médicale.

Des résultats attendus

Comme prévu, afin de poursuivre l’étude, trois autres patients devraient être opérés dans le cadre de ce même essai clinique autorisé par le ministre de la Santé du Japon au mois de mars 2019. Si les résultats sont satisfaisants, « d’ici cinq ou six ans », des solutions médicales régénératives pourraient donc aboutir. Selon le Japan Times, « au total 1 600 patients attendent des dons de cornée au Japon ». Notons qu’il s’agit de la deuxième étude clinique à base de cellules souches iPS envisagée pour un traitement de pathologies ophtalmiques. La première, en 2014, menée par l’Institut Riken, visait la rétine.

 

* Les cellules iPS utilisées sont celles de donneurs.

 

La pollution serait l'un des facteurs de développement de la DMLA

 

 Une forte exposition à la pollution de l'air augmenterait le risque de développer une Dégénérescence Maculaire Liée à l’âge (DMLA)*. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs du China Medical University Hospital de Taïwan.

Les scientifiques se sont basés sur les résultats de près de 40 000 personnes de plus de 50 ans. Au début de l’étude, aucun d’entre eux ne souffrait de DMLA : 30% des participants vivaient dans des zones fortement urbanisées et 32,5% dans des zones moyennement urbanisées.

Parmi les enseignements à retenir des résultats publiés dans le « Journal of Investigative Medicine » : pour les plus de 50 ans exposés au dioxyde d'azote (NO₂), le risque de développer une DMLA était 91% plus élevé que chez les autres. En outre, les sujets qui résident dans un environnement avec une forte concentration de monoxyde de carbone (CO) présentaient un risque accru (84%) de contracter cette maladie.

En conclusion, les scientifiques font savoir que dans les zones géographiques dont le niveau de pollution est élevé, le risque de développer une DMLA est multiplié par 2.

*Plus de 1,5 million de personnes en France sont atteintes de Dégénérescence Maculaire Liée à l’âge (DMLA)